vendredi 29 janvier 2010

Festival Théâtres d'Hivers

Toulouse aime le théâtre et aime tous les théâtres ! Elle le prouve une fois de plus avec ce Festival Théâtres d'Hivers qui place les amateurs sous les feux de la rampe de nombreux lieux de la ville Rose. Dans des théâtres ou des endroits plus insolites, vous pourrez assister à de nombreux spectacles du 4 au 7 février. Atteignant souvent des qualités quasi-professionnelles, ces pièces, orchestrées par des troupes amateurs, vous permettront de découvrir des textes peu connus ou des créations personnelles. Arrêtons nous quelques instants sur certains œuvres au programme.

Commençons par une pièce qui me tient à cœur, puisqu'elle est signée Woody Allen. Manhattan Pyscho brasse les thèmes chers au réalisateur à savoir les lubies et autres psychoses humaines. Dans cet univers dont Central Park constitue l’unique horizon, des couples se trompent, se mentent et se déchirent. Rien de nouveau jusqu’ici hormis la raison, que seule l’extra-lucidité des fous et des paumés parvient à faire surgir. Un regard humoristique et décapant sur la violence des relations conjugales. MJC Les Amidonniers - 5 Février 2010

Preuve qu'il y en a vraiment pour tous les goûts, vous aurez la possibilité de voir également Grosse Chaleur, la pièce de Laurent Ruquier, dans le genre théâtre de boulevard. Dans sa résidence secondaire du Lubéron, un haut fonctionnaire "bobo" aspire à la tranquillité et à l’amour de son prochain. Hélas pour lui : il doit supporter une ribambelle de casse-pieds, femme, enfant et belle-mère au premier rang. Sans parler de sa mère, restée à Paris dans son appartement surchauffé par une inopportune canicule et qui ne cesse de l’appeler. La température monte et le cocktail va très vite s’avérer explosif. Centre d'animation Soupetard - 5 Février

Enfin, Inventaires présente un théâtre intimiste, davantage centré sur l'humain. Invitées sur un plateau, trois femmes apportent chacune un objet qui leur tient à coeur, prétexte au déballage de leur existence. Ainsi la robe de 1954, la cuvette et le lampadaire vont devenir des madeleines proustiennes et ouvrir en grand les vannes du passé. Trois monologues vont alors se télescoper dans lesquels la solitude, la lassitude, le mal-être voire même la souffrance forment le bilan de vies ratées. Théâtre de Poche - 5 Février

Ce n'est qu'un maigre exemple des pièces présentées parmi plus d'une cinquantaine au programme.

Du 4 au 7 Février 2010
Dans Toulouse
Lien

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire